Du cinéaste Amar Laskri

Réalisateurs, acteurs et techniciens du cinéma algérien ont salué le talent et les qualités humaines du cinéaste Amar Laskri, décédé vendredi à Alger à l'âge de 73 ans, soulignant l'engagement du défunt et son apport à la culture algérienne.

Très affecté par la disparition de son collègue et ami, le cinéaste Ahmed Rachedi a salué la mémoire d'un "grand artiste", un "monument du cinéma algérien" et un "homme exceptionnel", dira-t-il, en rappelant l'engagement du défunt pendant la guerre de libération.

Doyen des comédiens algériens, Taha Laamiri, très peiné par cette disparition, a évoqué "le grand militant de la cause nationale (...), le grand cinéaste qui a servi l'histoire et la culture algériennes à travers ses films".

Amar Rabia, s'exprimant au nom de l'association "Lumières" dont le défunt était président, regrette "un homme de convictions, un militant de la première heure et un grand cinéaste aux talents multiples...".

Le réalisateur Ghouti Bendeddouche, s'est dit très affecté par la disparition d'un "artiste complet et d'une grande sensibilité qui aimait encourager les jeunes (...)".

Le comédien et metteur en scène, Mustapha Ayad s'est joint à ses collègues pour évoquer le "grand militant de la cause nationale et de la culture algérienne" que fut Amar Laskri, alors que le réalisateur Hadj Rahim dit regretter "la perte d'un ami, un amoureux de l'Algérie aux qualités humaines exceptionnelles".

Rachid Benallal, un des techniciens du cinéma algérien les plus en vue, engagé comme chef monteur par Amar Laskri pour son dernier film "Fleur de lotus" (1999), a pour sa part évoqué la grande curiosité et le sens du partage du défunt.

Par ailleurs, la ministre de la Culture, Nadia Labidi, a rappelé dans un message de condoléances le parcours de Amar Laskri, estimant que "l'Algérie perd en lui une sommité culturelle et artistique".

Qualifiant Amar Laskri de "digne fils de l'Algérie", la ministre de la culture a salué le militantisme du défunt tant "sur le terrain de la lutte armée", par son adhésion dans les rangs de l'Union des étudiants algériens, que par sa créativité d' "artiste engagé" post indépendance.

le défunt avait marqué l'histoire du cinéma algérien, en réalisant plusieurs longs métrages dont l'indétrônable "Patrouille à l'Est" (1974), et "Les portes du silence" (1989).

La dépouille du défunt sera inhumée samedi dans la commune d'Ain El Berda (Annaba).